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Une Opération de Reconquête de la QUalité de l’Eau (ORQUE)

Devant les enjeux de préservation de la ressource en eau, la CLE a souhaité s’inscrire dans les démarches [1] initiées par l’Agence de l’Eau Artois Picardie.

Ainsi depuis 2010, Noréade a porté cette opération sur 48 communes situées au sud du territoire du SAGE Scarpe aval. A partir de 2016, le Syndicat mixte de gestion du Parc naturel régional Scarpe-Escaut reprend le flambeau pour animer le dispositif.

Celui-ci vise à mutualiser les coûts induits par la préservation de la ressource entre les territoires qui produisent cette eau (le bassin versant de la Scarpe aval) et les territoires qui la consomment (la métropole lilloise et le Valenciennois).

Un montage financier innovant

Cette opération est financée par l’Agence de l’Eau Artois Picardie et les principaux préleveurs du territoire (Métropole européenne de Lille, Noréade, Communauté d’agglomération du Douaisis) au prorata des volumes prélevés. C’est un engagement fort de ces organismes et une première preuve de solidarité entre ceux qui utilisent la ressource, parfois loin de la plaine de la Scarpe, et tous ceux qui s’impliquent pour conserver sa qualité, collectivités, entreprises et usagers !

Un diagnostic prenant en compte l’ensemble des sources potentielles de pollution

Le Diagnostic Territorial Multi Pressions (DTMP) a recensé les pratiques susceptibles d’avoir un impact sur l’eau au niveau domestique, industriel, agricole, artisanal et urbain.

Cette 1ère phase de l’ORQUE, a ainsi permis : 

  • d’identifier, grâce notamment à une étude pédologique fine, 11 833 ha de zones d’actions prioritaires (ZAP) où le risque de pollution de la nappe est le plus important ;
  • de définir un programme d’actions précis, hiérarchisé et territorialisé.

Déjà, les premières actions

Depuis 2011, l’ORQUE propose un accompagnement agricole. Ainsi 54 diagnostics ont été réalisés entre 2012 et 2015 auprès d’agriculteurs volontaires, ce qui représente 58% de la surface agricole utile des zones d’actions prioritaires. Ces diagnostics et suivis permettent aux agriculteurs d’avoir des conseils adaptés pour limiter les impacts de leurs installations et de leurs pratiques sur l’eau. Des conseils et formations sont également proposés via le Groupe d’étude et de développement agricole (GEDA) Scarpe-Hainaut, avec l’appui financier de l’ORQUE. Enfin, un plan de développement de l’agriculture biologique est engagé depuis 2016.

Depuis 2012, ce sont les communes des zones d’actions prioritaires (ZAP) qui bénéficient d’un appui pour gérer leurs espaces publics en utilisant le moins possible de pesticides. 51 agents et élus des collectivités ont été formés, et 13 communes ont signés la « Charte d’entretien des espaces publics » de l’Agence de l’eau. Des journées thématiques sont régulièrement proposées aux communes : démonstrations de matériels de désherbage, formation aux pratiques d’entretien des cimetières et terrains de sport, techniques de communication auprès des habitants…

Dès 2014, des réflexions ont été engagées pour accompagner les artisans du territoire dans la maîtrise de leurs rejets. Un état des lieux des pratiques artisanales a été réalisé auprès de pressings, imprimeries, garagistes, peintres, ou métiers de bouche… En 2017, un accompagnbement individuel chez les artisans s’organise dans le cadre d’un partenariat entre syndicats d’assainissement et la Chambre des métiers et de l’artisanat.

[1] <ORQUE>Opération de reconquête de la qualité des eaux