L’eau dans tous ses états

Au sein du bassin versant, l’eau est omniprésente, tant en surface qu’en profondeur. Nos cours d’eau, fossés, étangs, mares, marais, tourbières ou encore nappes aquifères sont une bénédiction pour les habitants du territoire et leurs voisins.

Une multitude de cours d’eau et fossés, marqués par l’empreinte de l’homme

L’ensemble des cours d’eau et fossés, que l’on appelle réseau hydrographique, s’articule autour de la Scarpe canalisée, rivière perchée sur une partie de son linéaire (son niveau est supérieur aux terrains riverains) et canalisée sur la totalité de son parcours de Douai jusqu’à sa confluence avec l’Escaut à Mortagne-du-Nord. Elle est longée par 2 contre-canaux créés par l’homme, le Décours et la Traitoire, dans lesquels se jettent les principaux cours d’eau dont les ramifications forment des centaines de kilomètres de fossés et courants collectant les eaux de ruissellement, de drainage et parfois même malheureusement des eaux usées.

La quasi absence de pente sur le territoire, les affaissements miniers suite à l’arrêt de l’extraction du charbon ont conduit à la mise en place de plusieurs dizaines d’ouvrages hydrauliques (vannes, station de relèvement,…) qui permettent de gérer, lorsque cela est humainement possible, les écoulements en période d’étiage ou lors de crues.

Une mosaïque de milieux humides en régression

La plaine de la Scarpe au centre du bassin versant constitue la transition entre le léger relief de la Pévèle au nord et le vaste plateau calcaire du bassin minier et de l’Ostrevent au sud.

Cette plaine est « basse » (moins de 18 m d’altitude) et l’eau y est omniprésente. Cela explique un paysage marqué par une diversité de milieux humides : des mares, marais, tourbières et étangs, bien sûr mais également des prairies, boisements humides et/ou inondables.

C’est ainsi que les vastes forêts domaniales de Raismes-Saint Amand-Wallers (4838 ha) et de Marchiennes accueillent plusieurs centaines de mares.

Cependant, depuis plusieurs décennies, ces milieux tendent à disparaître ou se banalisent du fait des activités humaines : urbanisation galopante, évolution des pratiques agricoles...

Une ressource souterraine fortement sollicitée

Près de 16 millions de m3 sont prélevés chaque année dans la nappe de la craie pour l’alimentation en eau potable des populations locales mais également celles de la métropole lilloise et du Valenciennois. La nappe est protégée par les argiles sur la majorité du territoire mais elle est très sensible aux pollutions dans le sud du bassin versant, là où les argiles sont absentes ou rares.

Particularité locale, la nappe du calcaire carbonifère est exploitée pour le thermalisme et la mise en bouteille d’eau minérale à St Amand les Eaux.