Préservation et valorisation des milieux humides et aquatiques

Pourquoi agir ?

Les paysages du territoire du SAGE sont fortement marqués par la présence de l’eau sous toutes formes : marais, cours d’eau, prairies humides, forêt,… Ces milieux ont été consommés ces dernières décennies par l’urbanisation croissante et, du fait d’une gestion parfois mal adaptée, leur écosystème est en déséquilibre (développement d’espèces invasives, envasement excessif des cours d’eau,…).

La CLE a ainsi identifié 10 420 ha d’espaces à enjeux. Comme le montre l’animation située à la fin de cet article, les zones humides jouent un rôle d’éponge dans la lutte contre les inondations, de filtre pour le maintien de la qualité de l’eau ou encore de réservoir de biodiversité. Les deux tiers de ces espaces sont qualifiés d’espaces à enjeux prioritaires car ils ont une forte valeur biologique ou patrimoniale.

L’objectif du SAGE est de maintenir ces milieux naturels et d’améliorer leur fonctionnalité .

Qui peut agir ?

En réglementant les usages autorisés au sein des milieux naturels, les élus peuvent éviter qu’ils ne soient construits, remblayés ou que les fossés de la commune ne soient rebouchés.

Les gestionnaires d’ouvrages hydrauliques ont eux, pour rôle, de trouver le juste milieu entre favoriser l’écoulement des eaux lors des épisodes pluvieux et retenir un maximum l’eau en période plus sèche pour ne pas perturber l’équilibre des cours d’eau et de leurs milieux avoisinants.

Un entretien doux encadré par un plan de gestion contribue également à maintenir cet équilibre, souvent précaire.

Propriétaires d’étangs ou de mares, que vous soyez agriculteurs, chasseurs à la hutte ou particuliers, dès la conception privilégiez les pentes douces qui permettront à la flore de s’installer et ainsi de maintenir les berges ou prévoyez une descente empierrée pour votre bétail pour limiter l’impact de vos animaux sur la qualité de l’eau. Ces aménagements agricoles peuvent être aidés dans le cadre de conventionnement, tout comme la limitation des intrants ou la fauche tardive des prairies humides qui permettent de gérer de manière plus écologique vos milieux naturels.

Propriétaires de boisements, pensez à diversifier les essences. Cela est non seulement favorable pour la biodiversité, mais également pour la santé de vos arbres.

Jardiniers amateurs ou professionnels, collectivités, attention à vos choix dans le fleurissement des jardins, espaces verts… Certaines plantes, dites invasives, se développent tellement qu’elles sont difficiles à gérer dans vos propriétés et peuvent devenir incontrôlables lorsqu’elles se dispersent dans des friches, des délaissés, le long des routes…